Egal accès aux soins des Français : Auditions diverses (suite)

 

Jeudi 21 juin, la commission d’enquête sur l’égal accès aux soins des Français auditionne, à 8h30 Mme Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins (DGOS), et Dr Michel Varroud-Vial, conseiller soins primaires et professionnels libéraux, à 10h30 Mme Mathilde Lignot-Leloup, directrice de la sécurité sociale et, à 11h30, Dr Bertrand Joseph, médecin coordonnateur de la maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) de Grindelle Châteaudun et président de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Sud 2.

Commissions des affaires économiques : Agriculture durable pour l’Union européenne

 

Examen en commission des affaires économiques de la Proposition de résolution européenne qu’André Chassaigne et moi avons déposée suite à notre rapport d’information « Une agriculture durable pour l’Europe« .

En l’adoptant à l’unanimité,  la commission a souhaité soutenir une PAC ambitieuse et moderne.

Et à venir : présentation en séance publique le jeudi 28 juin / L’adhésion massive et trans-partisan de l’Assemblée nationale à ce texte sera un moyen d’appuyer la position de la France dans sa volonté de maintenir et renforcer la Politique Agricole Commune.

 

Commission des finances : Mission Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales ; Compte spécial Développement agricole et rural

En évoquant le rapport que j’ai présenté avec mon collègue André Chassaigne, Stéphane Travert,  Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, assure le soutien du gouvernement sur notre proposition de résolution européenne relative à une agriculture durable pour l’Union Européenne,  réaffirmant que la PAC doit demeurer une politique socle de l’Union européenne et une priorité.

Lors de son audition, le ministre a répété que la PAC devait être doté d’un budget ambitieux, et pourvu d’outils modernisés pour répondre aux enjeux climatiques.

La PAC doit cesser d’être la variable d’ajustement des politiques européennes menées par ailleurs.

L’intégralité de l’audition : Commission des finances : Mission Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales ; Compte spécial Développement agricole et rural

 

 

 

Commissions du développement durable et affaires européennes : MM. Pierre Larrouturou et Jean Jouzel

 

J’ai demandé à M. Pierre Larrouturou, ingénieur agronome et économiste, et M. Jean Jouzel, climatologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, quelle est la place de la PAC dans leur proposition de Pacte finance-climat européen et comment elle pourrait satisfaire à l’urgence climatique qui nous concerne tous.

Les députes veulent « appuyer » le gouvernement face à la baisse annoncée de la PAC

LES DÉPUTÉS VEULENT APPUYER LE GOUVERNEMENT FACE À LA BAISSE ANNONCÉE DE LA PAC

LES DÉPUTÉS VEULENT APPUYER LE GOUVERNEMENT FACE À LA BAISSE ANNONCÉE DE LA PAC

LCP / Publié le 31 mai 2018 par Maxime Kagni

La commission européenne pourrait proposer vendredi une baisse de 12 à 15% du budget de la politique agricole commune sur la période 2021-2027. Alors que ces aides constituent 46% du revenu des agriculteurs français, les députés ont voté une proposition de résolution européenne visant à soutenir le gouvernement dans les « négociations-combat » qui s’annoncent.

Le budget de la politique agricole commune (PAC) est-il encore plus menacé que prévu ? C’est ce qu’a affirmé jeudi le député LREM Alexandre Freschi devant la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale.

Chiffres inquiétants

Accompagné de son collègue communiste André Chassaigne, l’élu du Lot-et-Garonne a remis en cause les chiffres avancés par Bruxelles au début du mois de mai : le commissaire européen Phil Hogan avait expliqué que le budget de la PAC pourrait baisser de 5% entre 2021 et 2027, passant de 408 milliards d’euros (de 2014 à 2020) à 365 milliards d’euros, notamment à cause du Brexit.

Or, selon Alexandre Freschi, qui cite les chiffres des parlementaires européens, il faut s’attendre « en réalité à une baisse de plus de 15% ». Paraphrasant l’eurodéputée Isabelle Thomas (Génération.s), l’élu LREM a remis en cause la sincérité des annonces de la commission européenne :

La proposition de la commission, c’est une jolie histoire, mais ce n’est pas une histoire vraie…

Lire l’intégralité de l’article sur LCP

Commission des affaires européennes : Agriculture durable pour l’Union européenne

 

Présentation du rapport d’information de MM. Alexandre Freschi et André Chassaigne et examen de la proposition de résolution européenne sur une agriculture durable pour l’Union européenne

Voir l’intégralité de la présentation sur le site de l’Assemblée nationale

Commission des affaires culturelles : Réforme du baccalauréat : M. Jean-Michel Blanquer, ministre, et M. Pierre Mathiot, professeur

Ma question à Pierre Mathiot, ancien directeur de l’institut d’études politiques (IEP) de Lille et auteur du rapport « Un nouveau baccalauréat pour construire le lycée des possibles ».

Monsieur MATHIOT,

Les ambitions que nous portons à l’égard de notre jeunesse, me semblent trouver écho dans les arbitrages que monsieur le Ministre a opéré suite aux propositions contenues dans votre rapport monsieur MATHIOT.

Je voudrais m’arrêter sur le module orientation.

Le temps consacré à l’orientation dés la classe de 1ere, accompagnera les jeunes, peut-être aussi leurs familles, et en ce sens devrait pouvoir lutter contre le décrochage scolaire ; intégrer cet accompagnement, c’est aussi valoriser l’intérêt du corps enseignant quant aux parcours de notre jeunesse.

La réforme du bac et du lycée, en créant ce module d’orientation obligatoire pour tous, engage l’élève dans une démarche pro-active quant à son choix d’études supérieures, quant à ses ambitions professionnelles aussi.

Je voudrais savoir dans quelle mesure seront intégrés dans ce module des enseignements qui pourraient ne pas être portés par les seuls enseignants, mais par des personnes qui sous réserve de répondre à des méthodes pédagogiques adaptées, seraient issues du monde de l’entreprise ou du milieu associatif ?

Ou autrement dit et de manière plus disruptive, quelles seront les perspectives offertes à la promotion de l’enseignement de l’entrepreneuriat dans ce module ?

Pour en savoir plus :

Audition de Mme Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

 

M. Alexandre Freschi. Je suis embarrassé à deux titres : j’ai un train à prendre, et vos réponses ont précédé mes questions. (Sourires.) Il m’en reste néanmoins une.

Vous avez souligné que certaines filières étaient très demandées, a contrario, d’autres le sont peu. Quelles solutions comptez-vous apporter à ces filières en déshérence, en particulier les filières scientifiques ? Vous évoquiez le cas d’une personne titulaire d’une licence en mathématiques, il faut la garder, nous en avons besoin ! Nous avons une longue tradition de formation de haut niveau dans les sciences, nous avons des prix Nobel et des médailles Fields, des ingénieurs de qualité et des capitaines d’industrie. Comment rendre les filières scientifiques plus attractives ?

Mme la ministre. J’ai été très surprise de constater que 47 % des premiers vœux sur les licences se portent sur quatre mentions seulement, alors que nous en avons quarante-cinq. Cela démontre qu’il y a un vrai problème avec l’orientation et l’information. Qu’allons-nous faire ?

Un lycéen ne voit pas ce qu’il fera avec une licence ou un master de mathématiques. Soit il adore les mathématiques, et il sera content d’en faire, soit il ne sait pas trop ce qu’il fera après. D’où l’importance de faire savoir à quoi servent les mathématiques, à quels métiers ils permettent d’accéder, au-delà de mathématicien. Bien sûr, mathématicien est un très beau métier, qu’il faut conserver, mais il fait aussi expliquer aux jeunes ce qu’ils vont pouvoir faire concrètement en étudiant les mathématiques à l’université. C’est vrai aussi pour de nombreuses autres disciplines. Les lycéens ne voient pas, par exemple, ce qu’ils vont faire en étudiant l’histoire à l’université.

Les quatre filières choisies sont : le droit, car les lycéens pensent être avocat ; la première année commune aux études de santé – PACES – pour être médecin, dentiste, pharmacien, sage-femme ou kinésithérapeute ; la psychologie, pour être psychologue ; et enfin sciences et techniques des activités physiques et sportives – STAPS –, pour travailler dans les métiers du sport.

Nous devons mieux expliquer à quoi vont conduire les différents diplômes, et nous devons faire bouger nos scientifiques pour qu’ils aillent vanter les mérites de ce qu’ils font. L’université ne doit plus être assimilée à un tas de débris où les gens sont malheureux. Je n’arrête pas de répéter à mes collègues qu’à force de ne mettre en avant que ce qui ne va pas, soi-disant pour faire bouger les choses, ils ont instillé l’image dans la population que l’université ne va pas. Alors que lorsque l’on sait tout ce qui s’y passe, on peut en être fiers.

3ème séance : PLF pour 2018 (seconde partie) (suite) : Cohésion des territoires

L’article 52 du projet de loi de finances pour 2018 amorce la stratégie du Gouvernement en faveur du logement. Cette stratégie, je le rappelle, doit permettre à terme de construire plus, mieux et moins cher, de répondre aux besoins de chacun, de protéger les plus fragiles, et d’améliorer le cadre de vie de nos concitoyens, en particulier grâce à la politique de transition énergétique.

Conscient des enjeux de la politique du logement et des mesures à prendre pour réduire le prix de la construction, tout en favorisant le développement des services numériques dans les logements, je m’interroge sur les conventions d’utilité sociale – CUS – que les bailleurs sociaux doivent présenter d’ici au 31 décembre 2017, ainsi que sur la validation des plans stratégiques de patrimoine qu’il leur a été demandé d’élaborer. Quelles conséquences aura la baisse annoncée des APL sur ces deux documents ?

Sachant que les bailleurs sociaux ont l’obligation de ne déposer ces CUS qu’après validation par leur conseil d’administration, et alors que la diminution des APL dès 2018 a été annoncée tardivement, quels seront les délais effectifs à respecter pour le dépôt de ces conventions ? Dans quelle mesure le ministère pourrait-il compenser les frais supplémentaires éventuellement engagés par les bailleurs sociaux pour la réactualisation de ces documents ?